| Les conditions
de vie des animaux se sont considérablement améliorées au cours du XIX°
siècle.
En 1824, une société protectrice des animaux voit le
jour en Angleterre. En 1845, outré des mauvais traitements infligés aux
chevaux, le comte de Grammont fonde la SPA Française. Lentement, la
fonction de l'animal change : d'utilitaire, il devient animal de compagnie
et concourt désormais à la qualité de la vie du citoyen.
Mais si les conditions de vie des animaux s'améliorent,
après leur mort, rien n'est prévu. En théorie, les cadavres devaient être
apportés dans les vingt-quatre heures chez l'équarisseur. Dans la
pratique, à Paris, les dépouilles sont le plus souvent jetées avec les
ordures ménagères, lorsqu'elles ne sont pas lancés dans la Seine ou dans
les fossés des fortifications.
A la fin du XIX° siècle, la création d'un lieu destiné
à l'inhumation des animaux domestiques était devenu une nécessité. La loi
du 21 juin 1898 tente d'apporter une solution. A l'avenir, les animaux
domestiques pourront être enterrés dans une fosse située autant que
possible à cent mètres des habitations de telle sorte que le cadavre soit
recouvert d'une couche de terre ayant au moins un mètre d'épaisseur.
Légalement, rien n'empêche plus l'ouverture d'un
cimetière pour animaux domestiques...
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